Chronique : Tropique de la violence (Sarbacane)


Marie, Moïse et Bruce. Trois destins qui se croisent, se lient et s'entrechoquent. Trois visions d'un même lieu, perdu loin de la métropole et (trop) souvent négligé. Bien sous ce Tropique de la violence... Le roman de Nathacha Appanah est, à juste titre, considéré comme une référence lorsque est évoquée la situation bouillante du centième département français. Gaël Henry savait s'attaquer à une adaptation ambitieuse mais l'auteur parvient à restituer la puissance du texte en l'adaptant avec talent au médium. Pour réussir son entreprise, il reprend à son compte le principe du récit chorale en le réduisant aux trois personnages cités. Le bénévole de l'ONG et le policier ne disparaissent pas mais sont rendus moins présents au profit de Marie, Bruce et surtout Moïse, qui, au gré des chapitres, deviennent des narrateurs auto-diégétiques. Cette polyphonie crée une proximité, une intimité même, qui plonge le lecteur au cœur du destin et des pensées des protagonistes. [...] - Lire la suite sur bdgest.com
Par M. Moubariki
2019-03-21T17:25:49+00:00 mars 21st, 2019|Actus|